Eddy Fougier (spécialiste des mouvements protestataires) donne un point de vue extérieur sur la situation du mouvement abolitionniste Français en 2018. Sections : Historique ; Caractéristiques (propos, visions, modes opératoires) ; 3 pôles (véganisme, antispécisme, libération animale) ; 3 mouvements (économie végane, assos sensibilisatrices, groupes d’action) ; Impopularité et influence.
L’historienne Valérie Chansigaud revient sur l’histoire du mouvement animaliste.
Mots-clés: histoire, mouvement, organisation, animalisme.
Comment l’argument naturaliste, réactionnaire au changement, a joué en faveur de l’alcoolisme infantile lors des campagnes de promotion du lait de vache au début de la seconde moitié du vingtième siècle. Comment l’idée de Nature joue actuellement pour la conservation du spécisme et devrait être critiquée (et non adoptée) par les antispécistes.
Article questionnant le bienfondé de la valeur donnée à la Nature et à la biodiversité, illustré par une anecdote historique autour d’une île de l’océan indien où des vaches ont évolué librement pendant un siècle avant d’êtres abattues au nom de la biodiversité.
Cette vidéo aborde la relation occidentale aux autres animaux du 3ième au 16ième siècle : tentative de conversion des animaux au christianisme, procès devant Dieu et plus généralement soumission complète aux besoins humains.
Cet article retrace dans les grandes lignes comment la question animale a évolué en Occident, de l’Antiquité Grecque à nos jours, en passant par l’influence de l’Eglise, l’animal machine de Descartes et l’héritage des Lumières. La Carotte Masquée aborde la manière dont on considérait les animaux, la place qui leur était réservée dans la société, et comment cela a influencé notre rapport à eux.
Cette capsule de L’Histoire nous le dira résume l’histoire du végétarisme occidental, basé sur « Le végétarisme et ses ennemis » de Renan Larue, abordant l’antiquité grecque (Pythagore et Ovide), romaine (Sénèque), les débuts de la chrétienté, le moyen-âge et le carême, Voltaire et Rousseau, la Vegetarian Society puis la Vegan Society.
Au XVIIIe siècle, philosophes, naturalistes, écrivains et médecins ont discuté, critiqué et embrassé le végétarisme. Ce fut en particulier le cas pour Voltaire et Rousseau. Dans son nouveau livre « Le végétarisme des Lumières », Renan Larue évoque également des figures moins connues.
À l’occasion du 150e anniversaire de la SPCA de Montréal, Virginie Simoneau-Gilbert publie au Québec un ouvrage retraçant l’histoire de la première organisation vouée au bien-être animal au Canada. Fanie Demeule nous en parle. Recension de Virginie Simoneau-Gilbert, Au nom des animaux: L’histoire de la SPCA de Montréal (1869-2019).
Cet article de Yuval Noah Harari retrace rapidement l’évolution de notre rapport aux animaux et de l’élevage, nous ayant amené à la situation actuelle où des dizaines de milliards d’êtres sensibles éprouvant chacun des sensations et des émotions complexes vivent et meurent sur une chaîne de production.
Arouna Ouédraogo traite ici de l’histoire du végétarisme chrétien du 17ième siècle à la fin du 19ième siècle, et de son processus de laïcisation à travers des arguments rationnels et hygiènistes.
Pendant longtemps, la discipline historique a été exclusivement anthropocentrée. Ce n’est que depuis peu que la reconnaissance des animaux comme sujets et acteurs de l’histoire n’est plus tabou. Éric Baratay, professeur d’histoire contemporaine à Lyon et auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire des animaux, retrace pour L’Amorce les contours de cette évolution.
Fabien Carrié (Université Paris Nanterre, Institut des sciences sociales du politique) revient sur la mobilisation des femmes pour la cause animale en France, à la fin du xixe siècle, en se concentrant plus spécifiquement sur l’appropriation par des militantes et des femmes de lettres se réclamant de cette cause, d’arguments hostiles à la vivisection nés en Grande-Bretagne.
Comment la place de l’animal a-t-elle évolué au cours de l’histoire ? Quelle est cette place dans notre société aujourd’hui ? Florence Burgat – La place des animaux dans les sociétés humaines n’a, globalement, jamais été enviable. Mais l’emprise qui s’exerçait sur eux n’était pas épaulée par les moyens scientifiques et techniques qui sont actuellement les nôtres.
L’antispécisme a une histoire intimement liée à la pensée socialiste et mérite, à l’aune des combats écologiques du XXIe siècle, de figurer dans le corpus intellectuel de l’écosocialisme d’aujourd’hui. Petite histoire de l’antispécisme depuis Bentham; Post-cartésianisme; (Re)découverte de la conscience animale; Convergence avec écologie, socialisme et féminismes (avec exemples historiques).
Fabien Carrié restitue la genèse et la carrière de la notion de végéphobie pour en comprendre les logiques de formalisation. En traduisant les résistances rencontrées comme autant d’expressions d’un système généralisé d’oppression, il s’agit de redéfinir partiellement l’entreprise de représentation politique afin d’y inclure également les représentant·e·s revendiqué·e·s des animaux.
Tom Bry-Chevalier décrit les évolutions qui ont vu se transformer les tueries parisiennes du 18ième siècle en abattoirs extra-urbains, et sur les évolutions de vocabulaire et de pratiques de mise à mort qui les ont accompagnées. Les causes invoquées sont à la fois sanitaires, la peur de contamination de la violence vers les humains et la prise en compte morale de la sensibilité animale.
L’ethnologue Catherine-Marie Dubreuil nous livre son analyse des débuts de l’antispécisme français de 1985 à 2008. Sections : Antispécisme et défense animale : les principales divergences ; Compassion et modération contre raison et radicalité ; Ne pas manger de la viande ? ; Concilier humanisme, animalisme et politique ; Antispécisme et protection de la nature : les incompatibilités majeure
Tobias Leenaert interview le Dr. Wlodzimierz Gogloza sur les mouvements abolitionnistes d’Amérique du Nord et de Grande-Bretagne. Il décrit comment une fraction plus radicales d’abolitionnistes « authentiques » manquaient de pragmatisme, de crédibilité, et ont renforcé l’opposition au mouvement en privilégiant la persuasion morale et le boycott au réformisme politique. Analogies à Francione.
En marge de ses combats communistes et pacifistes, le satiriste viennois Karl Kraus a développé une réflexion sur le traitement des animaux lors de la première guerre mondiale. Son écho rencontre les voix qui s’élèvent aujourd’hui contre une maltraitance animale parvenue à un stade industriel. Avec une version audio.
Mots-clés: histoire, communisme, animalisme, Luxembourg, Monde Diplomatique.
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