Tobias Leenaert interview le Dr. Wlodzimierz Gogloza sur les mouvements abolitionnistes d’Amérique du Nord et de Grande-Bretagne. Il décrit comment une fraction plus radicales d’abolitionnistes « authentiques » manquaient de pragmatisme, de crédibilité, et ont renforcé l’opposition au mouvement en privilégiant la persuasion morale et le boycott au réformisme politique. Analogies à Francione.
Article questionnant le bienfondé de la valeur donnée à la Nature et à la biodiversité, illustré par une anecdote historique autour d’une île de l’océan indien où des vaches ont évolué librement pendant un siècle avant d’êtres abattues au nom de la biodiversité.
Comment l’argument naturaliste, réactionnaire au changement, a joué en faveur de l’alcoolisme infantile lors des campagnes de promotion du lait de vache au début de la seconde moitié du vingtième siècle. Comment l’idée de Nature joue actuellement pour la conservation du spécisme et devrait être critiquée (et non adoptée) par les antispécistes.
Tom Bry-Chevalier décrit les évolutions qui ont vu se transformer les tueries parisiennes du 18ième siècle en abattoirs extra-urbains, et sur les évolutions de vocabulaire et de pratiques de mise à mort qui les ont accompagnées. Les causes invoquées sont à la fois sanitaires, la peur de contamination de la violence vers les humains et la prise en compte morale de la sensibilité animale.
Eddy Fougier (spécialiste des mouvements protestataires) donne un point de vue extérieur sur la situation du mouvement abolitionniste Français en 2018. Sections : Historique ; Caractéristiques (propos, visions, modes opératoires) ; 3 pôles (véganisme, antispécisme, libération animale) ; 3 mouvements (économie végane, assos sensibilisatrices, groupes d’action) ; Impopularité et influence.
Cet article revient sur la place de la consommation de viande chez la population Française du haut moyen-âge au début du 20ième siècle, en détaillant particulièrement les modes de production et les types d’animaux consommés entre le 9e et 16e siècle. Les monogastriques, en concurrence avec l’alimentation humaine, étaient bien moins consommés que les vieux bovins de labeur.
Fabien Carrié restitue la genèse et la carrière de la notion de végéphobie pour en comprendre les logiques de formalisation. En traduisant les résistances rencontrées comme autant d’expressions d’un système généralisé d’oppression, il s’agit de redéfinir partiellement l’entreprise de représentation politique afin d’y inclure également les représentant·e·s revendiqué·e·s des animaux.
Cet article de Yuval Noah Harari retrace rapidement l’évolution de notre rapport aux animaux et de l’élevage, nous ayant amené à la situation actuelle où des dizaines de milliards d’êtres sensibles éprouvant chacun des sensations et des émotions complexes vivent et meurent sur une chaîne de production.
Longtemps invisibilisé, le combat de cette écrivaine et militante pour la cause animale et l’émancipation des femmes résonne avec l’actualité. Elle affirme que le sexisme et le spécisme partagent une même racine de discrimination et de domination, et qu’ils doivent être combattus ensemble pour un nouvel équilibre entre tous les êtres vivants.
Comment la place de l’animal a-t-elle évolué au cours de l’histoire ? Quelle est cette place dans notre société aujourd’hui ? Florence Burgat – La place des animaux dans les sociétés humaines n’a, globalement, jamais été enviable. Mais l’emprise qui s’exerçait sur eux n’était pas épaulée par les moyens scientifiques et techniques qui sont actuellement les nôtres.
Ce court ouvrage contient en réalité deux écrits de Plutarque (v. 46-125) ; le premier est intitulé « Manger chair » (lui-même composé de deux traités), le second « Les animaux usent de la raison ». Plutarque s’interroge ici sur les raisons qui poussent l’humain à tuer puis manger les animaux : Comment l’homme peut-il jouir de manger de la chair ? …
L’antispécisme a une histoire intimement liée à la pensée socialiste et mérite, à l’aune des combats écologiques du XXIe siècle, de figurer dans le corpus intellectuel de l’écosocialisme d’aujourd’hui. Petite histoire de l’antispécisme depuis Bentham; Post-cartésianisme; (Re)découverte de la conscience animale; Convergence avec écologie, socialisme et féminismes (avec exemples historiques).
Le mouvement punk est aussi et surtout celui d’une démarche politique, d’un engagement social, avec de nombreux groupes condamnant toute forme de domination à l’égard des êtres humains et des animaux.
Le cas animal est exemplaire de ce qui a été fait et de ce qui est en train de se produire à l’échelle de la création/nature en son ensemble, pour laquelle une représentation longtemps conçue chrétienne/occidentale/normale est aussi en train d’être défaite et une autre édifiée, plus adaptée à une nouvelle conception de la place et de l’action de l’homme dans la nature.
Au XVIIIe siècle, philosophes, naturalistes, écrivains et médecins ont discuté, critiqué et embrassé le végétarisme. Ce fut en particulier le cas pour Voltaire et Rousseau. Dans son nouveau livre « Le végétarisme des Lumières », Renan Larue évoque également des figures moins connues.
Que mangeaient les Hommes préhistoriques ? Comment pouvons-nous savoir ce qu’ils mangeaient ? Sont-ils de bons modèles pour l’alimentation d’aujourd’hui ? Quid du régime paléo ?
Quels sont les liens sociologiques et historiques entre le spécisme et le sexisme ou, inversement, entre le féminisme et l’antispécisme ? C’est cette question que traite Jérôme Segal dans ce texte qui est extrait, et légèrement adapté, de son dernier livre Animal Radical. Histoire et sociologie de l’antispécisme (2020).
Interview abordant l’évolution historique culturelle du carnisme et de l’animalisme.
Cette capsule de L’Histoire nous le dira résume l’histoire du végétarisme occidental, basé sur « Le végétarisme et ses ennemis » de Renan Larue, abordant l’antiquité grecque (Pythagore et Ovide), romaine (Sénèque), les débuts de la chrétienté, le moyen-âge et le carême, Voltaire et Rousseau, la Vegetarian Society puis la Vegan Society.
Puisque cette question (ainsi que l’affirmation corrélative du végétarisme de Hitler) réapparaît si souvent, il faut rétablir la vérité des faits. Les nazis n’ont aucunement légiféré contre la vivisection. Ils se sont vantés de l’avoir fait, mais ils mentaient, comme le montre l’examen de la loi qu’ils avaient passée, laquelle n’empêcha nullement la poursuite massive de l’expérimentation animale.
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