En Inde, la vache jouit d’un statut à part. Vénérée par les Hindous, il est interdit de la manger dans la plupart des états. Pourtant, est-elle bien traitée pour autant ?
Arguments en faveur d’une pratique végétarienne enracinée dans l’éthique de l’Islam et le Coran.
Mots-clefs: haram, halal, végétarisme, religion, islam.
Jérôme Segal, tente d’expliquer le cas particulier d’Israël, pays aux 5% de véganes en 2018, et pourquoi certains juifs ont un intérêt particulier pour la justice envers les animaux.
Nos croyances sur ce qu’il est acceptable ou pas de consommer proviennent généralement de notre héritage culturel, plutôt que d’une éthique fondée sur les messages bibliques.
On me demande souvent si j’ai « le droit » de manger tel ou tel aliment. C’est un questionnement bien naturel, et je voudrais profiter de ce blog pour rappeler le fonctionnement général de cette grande religion pleine d’interdits qu’est le véganisme.
Jérôme Segal tente d’expliquer la sur-représentation de personnes juives (religieuses ou athées) au sein des luttes animalistes. Les causes énoncées sont la tradition athée de domination de la raison et de l’éthique sur le religieux ou le superstitieux, l’expérience des persécutions et de la Shoah, et plus largement révolte contre l’injustice.
Écrit en 1989, Les Animaux en Islam est rapidement devenu un ouvrage incontournable pour qui s’intéresse aux liens entre la religion musulmane et les animaux. Quelle nourriture peut être considérée comme halal ? L’étourdissement des animaux avant la saignée est-il autorisé par le Coran ? Est-il possible d’être musulman et de ne pas manger de produits carnés ?
Tuer des animaux pour les manger. Un acte justifié d’un point de vue chrétien ? Deux points de vue sur la question. Robert Culat auteur de Méditations bibliques sur les animaux (2015) et Le paradis végétarien (2016) et Jean-Blaise Fellay qui n’a pas l’intention, lui, de délaisser la viande.
Le cas animal est exemplaire de ce qui a été fait et de ce qui est en train de se produire à l’échelle de la création/nature en son ensemble, pour laquelle une représentation longtemps conçue chrétienne/occidentale/normale est aussi en train d’être défaite et une autre édifiée, plus adaptée à une nouvelle conception de la place et de l’action de l’homme dans la nature.
L’Islam n’a pas prohibé catégoriquement la consommation de viande mais la permission d’en consommer ne signifie pas qu’il soit obligatoire d’en manger, cela veut dire qu’il est possible de le faire tout simplement et sous certaines conditions. Tour d’horizon des arguments contre et (surtout) pour le végétarisme selon l’islam.
Réflexion sur le deuil des animaux non-humains d’un point de vue antispéciste, à partir d’une expérience personnelle.
Mots clés: deuil, antispécisme.
Selon David Olivier, l’animalisme a tout intérêt à développer son propre discours sur l’interdiction de l’abatage religieux (casher, halal…). Il développe en particulier l’idée qu’il ne violerait la liberté religieuse de personne. Si la société peut accepter une telle idée, c’est qu’elle considère la possibilité de manger de la viande comme un droit inviolable et allant de soi.
Seules les antiques civilisations fondées sur les philosophies hindouistes et bouddhistes originelles ont reconnu à l’animal un statut d’être conscient existant pour lui-même et non pour l’humain. Mais il y a dans le bouddhisme et l’hindouisme de très nombreuses écoles de pensées différentes, allant du végétarisme à des degrés divers d’exploitation.
En guise d’épilogue, voici un passage qui montre amplement la sensibilité de Schopenhauer à l’égard des souffrances des animaux : « Le plus grand bienfait des chemins de fer est qu’ils épargnent à des millions de chevaux de trait une existence misérable. »
Certaines tribus africaines ont des rites expiatoires visant à demander pardon à l’animal tué. Le dénominateur commun est qu’eux comme moi savaient qu’au fond, il y avait un problème moral au fait de tuer et manger un animal.
(Traduction de l’article de Dan Cudahy et d’Angel Flinn, « Speciesism and Veganism: Transcending Politics and Religion) Bien que cela puisse être une surprise pour certains, on trouve des vegans éthiques de toute tendance politique et dans toutes les grandes religions.
En raison notamment de textes classiques indiens profondément empreints de compassion pour tous les êtres sensibles, l’Inde apparaît encore comme un modèle en ce qui concerne les animaux. Mais cette image de l’Inde, en tant que fondatrice de la non-violence, de la protection et des soins envers les animaux, est-elle réellement et encore pertinente ?
David Clough est l’auteur de « On Animals », un ouvrage marquant dans le domaine de la théologie et de l’éthique animale chrétienne. Cet article expose ce que devrait être, selon lui, un comportement chrétien envers les animaux (aux antipodes des pratiques actuelles) et rappelle les fondements théologiques sur lesquels l’auteur appuie ses prescriptions.
Vidéo présentant la 2ème édition du projet lancé par l’artiste Kreezy R l’année dernière: UNE MAISON POUR l’AÏD dont l’objectif double est d’épargner des vies animales tout en étant solidaires avec les personnes victimes de l’exclusion.
Mots-clés: Islam, Aïd, mouton, sacrifice, don, religion.
Je pense qu’il ne faut pas tout confondre et adopter une position aussi agressive à l’encontre de toute dimension spirituelle que celle qu’exprime ce « farouchement anti-religieux ». Il s’agit dans ce cas de ne pas rejeter agressivement – mais seulement de s’en distancer – tout ce qui participe d’une croyance en un sens profond de l’existence.
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