On me demande souvent si j’ai « le droit » de manger tel ou tel aliment. C’est un questionnement bien naturel, et je voudrais profiter de ce blog pour rappeler le fonctionnement général de cette grande religion pleine d’interdits qu’est le véganisme.
Certaines tribus africaines ont des rites expiatoires visant à demander pardon à l’animal tué. Le dénominateur commun est qu’eux comme moi savaient qu’au fond, il y avait un problème moral au fait de tuer et manger un animal.
En raison notamment de textes classiques indiens profondément empreints de compassion pour tous les êtres sensibles, l’Inde apparaît encore comme un modèle en ce qui concerne les animaux. Mais cette image de l’Inde, en tant que fondatrice de la non-violence, de la protection et des soins envers les animaux, est-elle réellement et encore pertinente ?
Dans certaines communautés orthodoxes, cette fête sera précédée du sacrifice brutal d’innombrables poulets pour les Kapparot. Une fois encore, des voix s’élèvent, y compris dans la communauté juive, pour réclamer la fin de ces actes cruels envers les animaux. Mots clés : judaïsme, juif, poules
Écrit en 1989, Les Animaux en Islam est rapidement devenu un ouvrage incontournable pour qui s’intéresse aux liens entre la religion musulmane et les animaux. Quelle nourriture peut être considérée comme halal ? L’étourdissement des animaux avant la saignée est-il autorisé par le Coran ? Est-il possible d’être musulman et de ne pas manger de produits carnés ?
(Traduction de l’article de Dan Cudahy et d’Angel Flinn, « Speciesism and Veganism: Transcending Politics and Religion) Bien que cela puisse être une surprise pour certains, on trouve des vegans éthiques de toute tendance politique et dans toutes les grandes religions.
Vidéo présentant la 2ème édition du projet lancé par l’artiste Kreezy R l’année dernière: UNE MAISON POUR l’AÏD dont l’objectif double est d’épargner des vies animales tout en étant solidaires avec les personnes victimes de l’exclusion.
Mots-clés: Islam, Aïd, mouton, sacrifice, don, religion.
L’abattage sans étourdissement provoque davantage de douleur, de peur et une perte de conscience plus lente. L’article présente la situation en 2026 et propose l’étourdissement réversible, afin de mieux protéger les animaux tout en préservant la liberté de culte.
Seules les antiques civilisations fondées sur les philosophies hindouistes et bouddhistes originelles ont reconnu à l’animal un statut d’être conscient existant pour lui-même et non pour l’humain. Mais il y a dans le bouddhisme et l’hindouisme de très nombreuses écoles de pensées différentes, allant du végétarisme à des degrés divers d’exploitation.
Jérôme Segal, tente d’expliquer le cas particulier d’Israël, pays aux 5% de véganes en 2018, et pourquoi certains juifs ont un intérêt particulier pour la justice envers les animaux.
Jérôme Segal tente d’expliquer la sur-représentation de personnes juives (religieuses ou athées) au sein des luttes animalistes. Les causes énoncées sont la tradition athée de domination de la raison et de l’éthique sur le religieux ou le superstitieux, l’expérience des persécutions et de la Shoah, et plus largement révolte contre l’injustice.
Nos croyances sur ce qu’il est acceptable ou pas de consommer proviennent généralement de notre héritage culturel, plutôt que d’une éthique fondée sur les messages bibliques.
Selon David Olivier, l’animalisme a tout intérêt à développer son propre discours sur l’interdiction de l’abatage religieux (casher, halal…). Il développe en particulier l’idée qu’il ne violerait la liberté religieuse de personne. Si la société peut accepter une telle idée, c’est qu’elle considère la possibilité de manger de la viande comme un droit inviolable et allant de soi.
On retrouve dans Un Jour dans la vie de Billy Lynn, d’Ang Lee, comme dans l’Odyssée de Pi, du même, « une représentation des animaux et de la viande que n’auraient pas renié quelques millions d’hindouistes ».
Mots-clés: film, cinéma, viande, hindouisme.
Arguments en faveur d’une pratique végétarienne enracinée dans l’éthique de l’Islam et le Coran.
Mots-clefs: haram, halal, végétarisme, religion, islam.
Recension de « L’Église et la cause animale: vers une théologie chrétienne des animaux », un livre publié en 2024 sous la direction d’Éric Charmetant (jésuite, universitaire) et Estela Torres (responsable de l’association Fraternité pour le respect animal). L’ouvrage rassemble les contributions de chrétiens désireux de voir leur Église se soucier davantage des animaux.
Une brève présentation de Matthew Scully, de son œuvre et des raisons de nous intéresser à l’existence d’un animalisme de droite.
e crois que ceci est une illustration claire du fait qu’un vision religieuse, formelle ou informelle, ne peut être antispéciste, car elle ne peut se baser sur les mêmes critères. Elle est obligée de recourir aux notions de valeur reçue (voir plus haut), et ne peut admettre qu’un être soit son intérêt et sa fin, et son envie de ne pas souffrir de même.
Tuer des animaux pour les manger. Un acte justifié d’un point de vue chrétien ? Deux points de vue sur la question. Robert Culat auteur de Méditations bibliques sur les animaux (2015) et Le paradis végétarien (2016) et Jean-Blaise Fellay qui n’a pas l’intention, lui, de délaisser la viande.
Je pense qu’il ne faut pas tout confondre et adopter une position aussi agressive à l’encontre de toute dimension spirituelle que celle qu’exprime ce « farouchement anti-religieux ». Il s’agit dans ce cas de ne pas rejeter agressivement – mais seulement de s’en distancer – tout ce qui participe d’une croyance en un sens profond de l’existence.
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