Ainsi, l’emploi du non-dit peut-il être un vrai piège linguistique ; et de fait, il est souvent employé comme tel. Dire, comme le font les défenseurs de la vivisection, que la vivisection est utile, ou, comme beaucoup de ses adversaires, qu’elle est inutile, sous-entend toujours : « utile – ou inutile – pour les humains ».
Il nous est difficile de lutter contre la croyance qu’une alimentation naturelle soit meilleure qu’une alimentation artificielle. Mais nous pouvons au moins éviter de présenter l’alimentation végétale comme « artificielle », en préférant par exemple le terme « alimentation en B12 » à l’idée de « complémentation ».
Pourquoi être ou avoir l’air moralisateur est un problème ? Tout simplement parce que la plupart des gens qui se sentent jugés seront probablement moins enclin à vous écouter et à changer. Personne (ou presque personne) n’apprécie quelqu’un qui juge.
Si vous souhaitez avoir un club végane plutôt qu’un monde végane, il est étonnamment facile de s’assurer que les gens ne rejoignent pas le club. Voici quelques façons de se comporter avec les mangeurs de viande de manière à s’assurer qu’ils ne soient pas tentés de faire le moindre pas vers le véganisme.
Dans une grande partie de mes écrits, posts et mèmes, je suggère d’y “aller doucement“ lorsque nous abordons d’autres personnes sur le sujet des droits des animaux, devenir végans, etc. Nous ne devrions pas les surcharger d’informations, nous devrions vérifier ce qui les intéresse, etc..
Il y a quelques jours, en pleines pérégrinations nocturnes dans les méandres d’internet, je suis tombée sur cette image. Devenez le végane que vous auriez aimé rencontré. J’y ai pensé un instant. La formule sonnait bien, un slogan facile à lancer, et terriblement peu subversif. Devenez le végane que vous auriez aimé rencontrer ? Oui mais …
Lorsqu’on devient vegan, on aimerait que notre entourage le devienne aussi. Mais on ne s’y prends pas toujours de la bonne façon. Alors, comment faire ? Cet article propose 4 actions au delà d’en parler : cuisiner, proposer des documentaires, envoyer des pétitions et aller ensemble à des événements.
Cet article explique ce qu’est l’effet normatif et décrit quelques expériences qui ont permis de mieux le comprendre. Il donne ensuite quelques conseils pour prendre en compte l’influence sociale afin de mieux communiquer en faveur des animaux.
Article en 2 parties : Pourquoi militer dans son propre intérêt, afin de satisfaire son amour-propre, peut poser problème pour les animaux ou dans le cadre d’une morale d’inspiration religieuse. Pourquoi se vanter des actions menées en faveur des animaux, et tirer une satisfaction personnelle de ses actions, sont tout de même des bonnes choses.
La crainte de voir l’emploi d’argumentations scientifiques contre la vivisection en parallèle avec les argumentations éthiques engendrer une « multiplication des faiblesses » me semble franchement peu fondée.
Méthode en 5 points, décrivant pourquoi et comment les appliquer : Préparation et approfondissement de sa réflexion, écoute et compréhension des idées peurs et motivations de l’autre, partage de points de vues sans créer d’oppositions, recherche de solutions, gestion de ses émotions.
Parler du choix vegan et échanger avec ses proches en sérénité. Si les réactions face à votre véganisme dépendent évidemment de chaque personne, elles peuvent être influencées par la manière dont on aborde le sujet.
Je crois aussi qu’il faut se rendre compte d’une chose : ni vous ni moi ne sommes devenus véganes uniquement grâce à notre motivation morale. Sans une certaine disponibilité d’alternatives, nous n’aurions peut-être pas franchi le cap.
L’humour militant est une arme redoutable : il crée une pression sociale sur nos adversaires politiques, par peur du ridicule, et discrédite leurs arguments. Alors ne cherchons pas à rire de la majorité qui mangent des animaux, rions plutôt avec eux des piètres militants que sont les anti-véganes et de leurs arguments les plus foireux !
Vous cherchez le moyen de réduire l’impact positif que vous créez en faveur des animaux en étant végane ? Ne cherchez plus ! Rendez-vous à la toute première Conférence pour un Militantisme Négatif pour les Animaux. Cet événement permettra d’aiguiser finement les aptitudes à la critique de ceux qui sont toujours là pour dire du mal des bonnes nouvelles.
Trois raisons pour lesquelles, selon moi, l’agressivité de certains militants vegans dessert la cause animale.
Se réjouir de la mort d’un torero, insulter les omnivores… les vegans peuvent se montrer parfois bien agressifs. D’où cela vient-il au juste?
L’oppression animale est déjà en soi suffisamment horrible pour que l’on puisse se passer de ce genre de comparaison inepte et dépolitisée. Que l’on cesse donc de marcher sur des personnes toujours opprimées et de s’en servir comme marche-pied pour soulever des problématiques d’autres opprimé-e-s. [analogies, racisme/spécisme, esclavage, Shoah]
À moins qu’on ne vous invite à manger, il n’est généralement pas nécessaire d’annoncer aux gens que vous êtes végane. Si quelqu’un cuisine pour vous, assurez-vous préalablement que cette personne sait que vous êtes végane : ne vous présentez pas chez quelqu’un pour refuser le repas qu’on vous a cuisiné !
Si vous avez le sentiment que la vie en société est la pierre d’achoppement qui vous empêche de devenir végane, vous n’êtes pas seul. Les personnes qui relèvent le défi d’une période d’essai rapportent souvent que la vie en société fait partie de leurs craintes. Stratégies d’évitement de la végéphobie.
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